16/04/2007

Une ferme mise au point d'Alger !

                                                                                                                                 

Alger !

Le chargé d’affaires américain à Alger convoqué au MAE

Le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis d’Amérique a été convoqué, hier, au ministère des Affaires étrangères, où une ferme mise au point lui a été faite à propos de l’annonce par ladite mission diplomatique d’attentats imminents dans la ville d’Alger. Les autorités algériennes, qui tiennent l’annonce en question pour fantaisiste et inacceptable, a fait valoir à la partie américaine l’obligation du respect scrupuleux de la souveraineté du pays d’accréditation et du principe de non-ingérence dans ses affaires intérieures. Elles ont également souligné que des initiatives intempestives de ce genre sont contreproductives et irresponsables au regard des exigences de la coopération dans la lutte antiterroriste, conformément au droit international et aux pratiques bien établies en matière de coordination entre organismes compétents.
L’Algérie, qui a consenti des sacrifices considérables dans sa résistance au terrorisme, escompte, de la part de tous ses partenaires, des interactions mutuellement avantageuses dans l’équilibre des droits et des obligations.

Ahmed HARRACHE

Les ennemis de l'Islam !

                                                                                                                                  Algérie !

Ennemis de l’Islam,

de l’Algérie et de la démocratie

Le Président Bouteflika a réuni, le jour même des attentats,  comme on le sait, un certain nombre de responsables du pays pour arrêter les mesures les plus appropriées pour neutraliser l’action des terroristes et assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens, ainsi que la protection des sites les plus ciblés par le terrorisme. Ces mesures viennent renforcer la stratégie déjà en vigueur depuis assez longtemps pour sécuriser les villes, principalement les centres urbains les plus fréquentés par la population. Les groupes terroristes qui n’ont jamais abandonné leurs objectifs sanguinaires ont vu au cours des années précédentes leur marge de manœuvre se réduire comme une peau de chagrin. Mais, comme l’a souligné le ministre de l’Intérieur jeudi, au cours de sa visite aux victimes des derniers attentats contre le palais du Gouvernement et le commissariat de Bab-Ezzouar, il n’y a rien de plus facile pour un lâche terroriste que de poser une bombe dans un centre urbain. Cette menace n’a jamais été écartée d’ailleurs par les autorités algériennes  qui ont toujours appelé à la vigilance de tous les citoyens, l’Etat lui se chargera d’en finir à terme, le plus tôt possible, avec l’action terroriste.
 Il est donc exclu de baisser la garde tant que séviront ces groupes terroristes dont un grand nombre est encerclé actuellement dans la région de Béjaia, ce qui explique en partie pour un certain nombre d’observateurs, le recours aux voitures piégées dans les endroits les plus fréquentés. 
Le gouvernement sait aussi que l’un des objectifs des terroriste,s outre la mise en échec de la politique de paix et de réconciliation nationale initiée par le Président, c´est de perturber les prochaines élections législatives, auxquelles se prépare la quasi-totalité des partis et se mobilisent les électeurs pour assurer un succès historique à ce scrutin, pareil à la réélection triomphale, le 8 avril 2004, du Président Bouteflika. Aucun de ces objectifs terroristes ne sera atteint. Pour s’en convaincre, il suffit de mesurer le degré de soutien et de solidarité des Algériens entre eux, plus particulièrement à la suite des derniers actes barbares. L’Algérie, il faut aussi le souligner, n’est pas seule. Du monde entier et de tous les dirigeants de la planète les messages de soutien au Président Bouteflika et au peuple algérien affluent. Par conséquent, et malgré le degré de barbarie des actes terroristes, l’Algérie de 2007 est plus forte que jamais. Par les moyens en sa possession pour liquider à jamais les ennemis de l´Islam, de l’Algérie et de la démocratie. Les mesures arrêtées par le Président de la République  apporteront la réplique qu’il faut pour dérouter à jamais le terrorisme. Par la volonté populaire et le soutien des citoyens à la politique de paix et de réconciliation nationale. Par la foi en l’Algérie dont les Algériens, citoyens, patriotes et forces de sécurité, n’ont jamais manqué.

Ahmed HARRACHE

15/04/2007

Le Maghreb face au cauchemar des kamikazes !

                                                                                                                                  ALGERIE !

L’action terroriste change de visage

L’Algérie face au cauchemar des kamikazes

Malgré les coups très durs portés à sa hiérarchie à Amizour dans la wilaya de Béjaïa, à l’occasion d’un probable congrès, le GSPC, sous sa nouvelle appellation  d’El-Qaïda au Maghreb islamique, reste parfaitement opérationnel et constitue même la principale menace pesant sur la stabilité du pays. Les attentats d’Alger renseignent sur la nouvelle stratégie du réseau : remobiliser l'organisation en lançant une vaste opération de recrutement de candidats au martyre pour perpétrer des attentats spectaculaires à l’irakienne.

Un choix militaire rationnel

Si beaucoup d’observateurs analysent cette nouvelle stratégie de la mort comme un fait de désespoir, voire un moyen de « compenser » un certain désarroi moral, issu sans aucun doute, d’une part, d’un recul progressif de l’islamisme en Algérie et des idées djihadistes et d’autre part, dû principalement aux coups durs portés par l’ANP à l’organisation terroriste. Pour El Qaida, le recours aux kamikazes n'est sûrement pas l'expression d'un quelconque désespoir ou d'une pratique inspirée par la foi. Il est d ' abord un choix militaire rationnel dicté par une véritable économie de la terreur même si la caution religieuse reste, bien évidemment de mise. Ainsi, les ordres de recourir à des opérations kamikazes sont légitimés par des fatwas (injonctions religieuses) diffusées par les oulémas (chefs religieux) qui dirigent le Conseil des affaires islamiques au-dessus de l'organisation politique et militaire d'Al-Qaida. Ces fetwas justificatrices toujours en vigueur se mixent à un entraînement et un conditionnement psychologique édifiant des futurs kamikazes. Des embuscades, massacres et faux barrages aux attentats à l’irakienne incontestablement, la guerre en Irak a inspiré les dirigeants de l’ex-GSPC en matière de destruction. Si les attentats suicide en Mésopotamie sont utilisés dans l’objectif d’atteindre l’armée américaine pas toujours accessible du fait des moyens militaires très avancés de cette dernière. Les attentats qui sont perpétrés dans notre pays n’ont aucun fondement, ni sur le plan politique ni religieux. Cela dit, les combattants revenus d’Irak y sont sûrement pour quelque chose. Leur influence est établie. Il y a lieu de signaler aussi la simultanéité des attentats ayant ciblé la capitale et ceux ayant visé la veille la ville marocaine de Casablanca.

Une nouvelle stratégie de lutte anti-terroriste s’impose

Cette nouvelle stratégie d'El Qaida exige une nouvelle approche de la lutte anti terroriste des autorités. L’ex-GSPC qui s’est internationalisé en vue de sophistiquer son activité avec une meilleure organisation et coordination, notamment par le recrutement d’éléments sur le territoire européen et maghrébin afin d’accomplir des attentats à distance qui lui sont difficiles à réaliser avec ses propres moyens en Algérie. Ceci s’est vérifié à travers les attentats commis la veille à Casablanca. L’Algérie qui a acquis, seule, une expérience notable dans la lutte antiterroriste doit nécessairement s’adapter à la nouvelle donne. Cela ne peut se réaliser, au vu de l’extrême difficulté de neutraliser les kamikazes, que si les services de sécurité cernent les têtes pensantes des opérations et tuent leurs tentatives dans l’œuf, soutenus par un engagement plus effectif et plus clair dans la politique institutionnelle.

Une tradition japonaise

Un kamikaze est un militaire japonais pilote d'avion qui durant la Seconde Guerre mondiale effectuait une mission suicide dans la campagne du Pacifique. Il avait pour objectif d ' écraser son avion sur les navires américains et alliés. C'était une tactique militaire désespérée pour livrer une charge explosive sur une cible avec une probabilité maximale de l'atteindre. D'autre part, dans la tradition du « bushido » ou « voie du guerrier », survivre à un échec était une honte pour soi et pour toute la maison dont on porte le nom, même si les  attaques suicide ne faisaient pas partie de ce code d’honneur. Lors du cérémonial de départ pour une attaque, les candidats faisaient souvent un poème en hymne à la vie. Par extension, le terme kamikaze signifie aussi, aujourd ' hui, toute personne qui sacrifie sa vie volontairement dans un attentat suicide. Plus largement encore, un acte par lequel quelqu ' un sacrifie sa carrière, son avenir.

Ahmed HARRACHE

19/02/2007

Poursuite des ratissages en Kabylie

                                                                                                                                 

Kabylie !

Intensification des combats contre les hordes islamistes armées

Les forces locales de l’ANP n’ont pratiquement connu aucun répit depuis une semaine. Elles encerclaient hier encore de nombreux maquis dans les wilayas de Boumerdès et Bouira. Les bombardements  des mortiers se faisaient entendre la veille, ici et là, par intermittence. Ce samedi matin, deux ou trois hélicoptères de combat survolaient à intervalles réguliers les massifs d’Ouled Boudoukhane, Beggass et Lalla Moussaâd. Des raids  aériens se sont concentrés, a-t-on indiqué, sur les vallées et la dense végétation jouxtant l’agglomération d’Imouthas entre Chabet El Ameur et Tizi-Ghennif. Les dites frappes aeriennes, relayant celle de l’artillerie classique, ont creusé au niveau des tanières circonscrites des trous profonds. Embasement systématique du périmètre ciblé provoquant l’explosion des mines et surtout a-t-on supposé des campements de l’ex-GSPC. L’engagement de l’ANP aura tout au moins permis de détruire un nombre indéterminé de casemates de la horde sanguinaire traquée et dont on ne peut, en pareille circonstance, avoir une idée précise sur le nombre d’éléments éléminés. L’on explique que de nombreuses zones sensibles sont torpillées de loin, mais selon un calcul précis effectué par les pilotes d’hélicoptères de combat disposant d’un radar permettant l’identification des cibles  au sol. L’engagement des détachements locaux de l’armée s ' inscrit également sur un temps  assez long. Dès notre arrivée hier à Souk El Had, une source proche des services  de sécurité nous montre les chemins qui serpentent  à travers les collines environnantes. Il précise que d’autres contingents de l’ANP viennent de gagner les crêtes pour renforcer le quadrillage des zones de combat. L’on cite particulièrement la vallée de Azzoune, souvent utilisée par les groupuscules de terroristes comme couloir d’infiltration vers le douar de Quedara, déserté par ses habitants depuis 1995 à cause des exactions de l’islamisme armé et d’autres hameaux relevant de Beni Amrane cette zone fut le théâtre d’une opération presque similaire durant l’été dernier avec comme bilan l’élémination de quatre terroristes, la capture de deux autres en plus de la destruction de plusieurs casemates, dont l’une faisait office d’infirmerie pour les commandos de l’islamisme armé. L’armée se redéploie dans ces monts escarpés, considérés comme base de repli des groupes terroristes, tout en renforçant ses postes de contrôle sur les différents tronçons de route reliant les villes de Boumerdès à celles de Tizi-Ouzou ou Bouira. Une information persistante fait état, dans cette optique, de l’arrestation d’au moins deux  éléments de l’ex-GSPC dont l’un aux alentours de Chabet El Ameur. Mais le bilan de l’offensive de l’ANP ayant son prolongement du côté de Draâ El Mizan, notamment dans la forêt de Boumahni, n’est pas officiellement rendu public. L’anéantissement définitif de l’hydre islamiste est conditionné selon les observateurs de la scène sécuritaire, par une maîtrise du renseignement sur ses faits  et gestes et le démantèlement de ses filières clandestines. En amont, la politique de rupture effective avec l’intégrisme devrait être en urgence appliquée. Il n’y a pas d’autres alternatives, si l’on veut éradiquer la gangrène terroriste. “Nous sommes en face de hordes sanguinaires semant la mort par conviction religieuse” fait remarquer, à juste titre, un officier d’une structure étatique de sécurité luttant contre le terrorisme.

Ahmed HARRACHE